Les PRINCIPAUX RÉGIMES ALIMENTAIRES.

I) PRÉAMBULE :

Le régime alimentaire d'un être vivant, c'est ce dont il se nourrit. On distingue plusieurs sortes de régimes alimentaires, selon le type et le nombre d'aliments qui sont consommés. Tous les êtres vivants doivent se nourrir, mais tous ne le font pas de la même façon ; l'Homme est depuis toujours un omnivore à tendance végétarienne. En effet, il appartient à une espèce dont la nature de son système digestif lui permet de se nourrir d'aliments de nature aussi bien : végétale (légumes frais, céréales, graminées, légumineuses ou légumes secs, fruits..) qu'animale (viande, poisson, oeuf, lait, fromage, insecte....), même si son alimentation de base reste principalement faite de végétaux : (racines, feuilles, fruits, légumes, graminées, graines de céréales ou de légumineuses)...

Concernant l'alimentation humaine :
La part de protéines animales admises dans le régime alimentaire des hommes varie selon les peuples et, au fil du temps. Toutefois, différents facteurs interagissent dont : (leurs goûts propres, les famines, les modes, les convenances de leur société, les connaissances scientifiques aussi bien que les diverses croyances, en particulier, religieuses). En effet,ces dernières peuvent influencer largement l'alternative alimentaire des hommes, notamment, en ce qui concerne leur choix des divers sources des protéines tant animales que végétales.
Concernant l'alimentation humaine, parmi tous les régimes pratiqués dans le monde, on peut distinguer 3 régimes principaux : (le végétarisme, le végétalisme, le véganisme).

Caractéristiques du régime végétarien :
       • richesse en fibres et en micro nutriments ;
       • importance des combinaisons alimentaires ;
       • protection contre le surpoids et les maladies cardiovasculaires ;
       • plusieurs variantes existent ;
       • richesse en découvertes culinaires et en nutriments.

Tableau des principaux Régimes alimentaires.
Les principaux Régimes alimentaires.

II) Le VÉGÉTARISME ? :

1°) Bref Historique du VÉGÉTARISME :
Le régime végétarien est très ancien puisqu'il est pratiqué depuis des millénaires, donc depuis la préhistoire. Cependant, le mot « végétarisme » apparaît au XIXe s. Cette pratique ayant été appelée « abstinence » dans un premier temps, puis « xérophagie » ou « diète végétale », en Occident du moins ; les végétariens étaient appelés, en Europe, jusque-là « pythagoréens », en référence au philosophe et mathématicien grec PYTHAGORE (-580 à -495 av J.C) ou encore « légumistes » selon le pédagogue, et lexicographe français, Claude AUGÉ (1854-1924). C'est en effet à PYTHAGORE qu'est attribué l'honneur d'avoir fixé le régime végétarien auquel on a donné aussi le nom de « régime de Pythagore », même si ses propres pratiques ne sont pas connues avec certitude.
En Europe, le végétarisme reste limité aux sectes philosophiques ou religieuses, contrairement au sous-continent indien où le végétarisme et la doctrine de « l'ahimsa ou (principe de la non-violence) », se répandent depuis la préhistoire, dans différentes populations. De plus, en Europe, se développe une réaction anti-végétarienne avec le philosophe grec, ARISTOTE (-384 à -322 av. J.C), et dans son sillage les stoïciens qui établissent une hiérarchie entre les vivants, subordonnant les bêtes à l'homme qui a le droit d'user des animaux et de leurs chairs.
En Chine, les taoïstes de l'époque du sage mystique « LAOZI ou LAO_TSEU (VIe s. av. J.C) » prônaient également le végétarisme. Sous leur influence, la tradition des banquets a été transformée en banquets végétariens, où l'alcool restait un des plus importants éléments de la tradition.
2°) Que signifie l'expression « le karma de la viande ? » :
Mot d'étymologie sanskrite signifiant « l'action et les conséquences de celle-ci », le mot « karma » désigne tout simplement la loi de cause à effet. C'est une notion capitale que l'on trouve - à quelques variantes près - dans toutes les religions originaires des Indes : (hindouisme, bouddhisme, jaïnisme, sikhisme). Cette loi étant étroitement liée à la notion de réincarnation, les effets d'une action étant susceptibles de se manifester dans une existence future.
Par conséquent, le lourd karma accumulé par l'humanité devra inexorablement être soldé un jour ou l'autre. Car on doit tôt ou tard subir soi-même ce que l'on fait endurer aux autres. C'est la dure mais juste loi du karma, qui nous permet d'évoluer en nous faisant comprendre que tout est lié dans l'univers. Par conséquent, en abandonnant la consommation de viande on s'épargne de terribles souffrances à l'avenir.
3°) Le végétarisme en lui-même ? » :
Il existe des régimes proches du régime végétarien qui ont leurs spécificités : • • Le régime pesco-végétarien, qui consiste à consommer du poisson, des produits laitiers, et des oeufs mais pas de viande • Le régime flexitarien, qui consiste à réduire sa consommation de viande la plupart du temps • Le régime végétalien, qui exclut toutes les denrées d'origine animale (y compris les produits laitiers, les œufs et le miel)
Le végétarisme est une pratique alimentaire très ancienne qui exclut la consommation de chair animale : (exclusion des protéines animales au profit des protéines végétales).
Sa définition la plus large correspond à l'ovo-lacto-végétarisme, qui consiste à consommer des végétaux, des champignons et des aliments d'origine animale (comme les produits apicoles, les oeufs, le lait ainsi que leurs produits dérivés). Il s'agit alors du végétarisme occidental traditionnel.
Le végétarisme indien (« hindou, jaïn et sikh »), basé sur la pratique de : (l'ahimsa ou « non-violence »), autorise la consommation de produits laitiers (sous certaines conditions) mais exclut les oeufs ; les Lois de Manu excluent aussi la consommation des champignons.
Le régime lacto-végétarien consiste à consommer des produits laitiers mais pas d'oeufs.

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Champignons frais. Oeufs durs
Champignons. Oeufs durs.

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Laitages, fruits, légumes, légumineuses. Laitages, fruits, légumes, légumineuses.
Laitages, fruits et légumes frais, légumineuses. Légumes secs.

Le végétarisme est pratiqué pour des motivations diverses : respect de préceptes religieux ou de coutumes culturelles, convictions éthiques relatives à la souffrance animale dans l'élevage, ou lors de l'abattage ou encore refus par principe de l'exploitation animale, souci personnel de préserver sa santé, - (soulevé par des études sur l'effet général de la viande sur la santé ou encore par des scandales sanitaires), objectif de réduire son impact environnemental (préservation des ressources : hydrocarbures et autres sources d'énergie, déforestation, usage de l'eau, engrais ; préservation de la biodiversité, notamment marine) et, en particulier, de réduire son impact sur le climat (émission de gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux), souci sanitaire collectif (risques d'émergence d'antibiorésistance, de zoonoses, de pénuries alimentaires locales liées à la consommation de ressources pour l'élevage), interrogations relatives à la traçabilité des produits, ou encore, dégoût de la viande. Les motivations éthiques, sanitaires et environnementales peuvent être liées de manière globale à tout mode de production de viande, poisson, et autre chair animale, ou seulement aux modes de production actuellement majoritaires ou accessibles à un coût raisonnable pour la personne, en particulier l'élevage intensif.

Plusieurs études font état d'un risque réduit de diverses maladies (notamment, les maladies cardiovasculaires et le diabète insulino-résistant), et d'un risque global de mortalité réduit chez les personnes suivant un régime végétarien (ou quasi-végétarien), végétalien ou pesco-végétarien (Cf. 1), par rapport à celles qui consomment régulièrement de la viande ; cette réduction du risque est plus marquée chez les hommes. Selon d'autres études plus anciennes, cet effet positif est toutefois également observé chez les personnes non végétariennes attentives à leur santé, et pourrait être associé au style de vie général plus qu'à l'alimentation par elle-même.

Dans le langage courant, toutes les pratiques alimentaires excluant la chair animale mais incluant la consommation d'autres produits d'origine animale sont appelées « végétarisme » et leurs pratiquants « végétariens ». D'autres pratiques alimentaires influencées par le végétarisme existent, comme le « flexitarisme », souvent qualifié de « semi-végétarisme », qui inclut une consommation de viande occasionnelle, mais dont la base quotidienne est végétarienne.

1) Pesco-végétarisme ou pescétarisme ? :
Le pesco-végétarisme est un néologisme, puisqu'il s'agit d'une expression double (d'étymologie anglaise : « pesco-vegetarian »), qui désigne une pratique alimentaire consistant à s'abstenir de consommer de la viande, mais, par contre, autorisant la consommation de la chair issue (des poissons, des crustacés et des mollusques aquatiques), comme le faisaient les Cathares à l'époque médiévale. Le pesco-végétarisme ou pescétarisme ne constitue donc pas une catégorie à l'intérieur du végétarisme, qui exclut toute chair animale, mais une variante nettement moins restrictive de cette pratique.
) 2) Flexitarisme ou semi végétarisme ? :
C'est une pratique alimentaire dont la base quotidienne est végétarienne, mais qui autorise une consommation occasionnelle de viande. On qualifie ainsi couramment de flexitarien quelqu'un qui a fortement réduit sa consommation de viande sans pour autant être devenu totalement végétarien.

III) LE VÉGÉTALISME ? :

C'est une norme plus restrictive du végétarisme avec lequel il ne doit pas être confondu, puisqu'il exclut la totalité des produits d'origine animale dont : (viande, poisson, oeuf, lait, laitages, fromages et le miel...).

Gigot (interdit) aux flageolets (autorisé).
Plat contradictoire : GIGOT (l'interdit)
aux FLAGEOLETS (l'autorisé).

Quelques ingrédients typiques du végétalisme : (fruits frais, légumes, fruits secs, noix, légumineuses, céréales...).
Le végétalisme est une pratique alimentaire, ou, par extension, une pratique de consommation, excluant les produits animaux, aussi bien issus d'animaux morts : (viande, poisson, crustacés, mollusques, gélatine, présure, etc.) que d'animaux vivants : (produits laitiers, oeufs, miel....), et éventuellement, les produits dont le procédé de fabrication fait intervenir des produits animaux : (les boissons clarifiées à l'aide de caséine ou de colle de poisson, le sucre décoloré à l'aide de charbon d'os...). On parle de « végétalisme intégral » ou « véganisme » pour désigner plus précisément le refus général de toute consommation de produits d’origine animale (pour se nourrir, se vêtir, pour la pratique de loisirs, etc.) : dans ce cas sont également exclus (le cuir, la laine, le duvet, la colle de peau, les savons au suif, les engrais animaux...).
Les végétaliens consomment des aliments provenant de trois règnes :
     • végétal : (graines, légumes, fruits, fruits à coque, huiles végétales, épices...) ;
     • fongique : (champignons comestibles, levures alimentaires, levain...) ;
     • et bactérien : (bactéries lactiques comme le bifidus dans le soja fermenté ou les leuconostoques dans la choucroute, ainsi que les sous-produits de plusieurs espèces de bactéries comme source de vitamine B12). Ils consomment également des minéraux dont : (sels de sodium, de potassium, de calcium, etc.). Certaines personnes se réclamant du végétalisme acceptent et défendent, néanmoins, la consommation de miel.

Feuilleté aux graines. Pâtes aux poivrons.
Feuilleté aux graines. Pâtes et poivrons.

IV) Le RÉGIME MACROBIOTIQUE ? :

La cuisine macrobiotique de base ? :
Elle se compose d'un régime alimentaire bien équilibré, lequel est riche en fibres et faible en matières grasses. Ainsi l'adepte de ce régime alimentaire profitera pleinement d'une variété de céréales et de légumes, de protéines végétales et de quantités limitées de viande entière. Son alimentation sera équilibrée donc simultanément sage et énergétique ou symboliquement (« yin et yang »).
Qu'est-ce que la macrobiotique ? :
La macrobiotique n'est pas seulement une façon de cuisiner mais tout autant une philosophie de l'existence. Michio KUSHI (1926-2014), originaire du Japon, a présenté la macrobiotique aux États-Unis au début des années 1950.
Manger macrobiotique implique le principe de l'équilibre existentiel, bien connu au Japon comme concept de l'équilibre appelé « YIN et du YANG », issu du taoïsme. Ce dernier ou (littéralement : « enseignement de la voie ».) constitue l'un des trois piliers de la pensée chinoise avec le confucianisme et le bouddhisme. Il se fonde sur l'existence d'un principe à l'origine de toute chose, appelé « Tao »). Par suite, les aliments classés comme « yin » sont hyperstimulants et peuvent épuiser l'esprit et le corps tands que les aliments classés comme « yang », sont la cause de stagnation car ils sont lourds, denses et concentrés, d'où la nécessité d'arriver à trouver un état d'équilibre satisfaisant autant pour l'esprit que pour le corps.
Aliments à manger ? :
La macrobiotique estime que certains aliments créent équilibre lorsqu'ils sont consommés. Ces aliments sont en grande partie non transformés et sont constitués de fruits et légumes frais et secs ou légumineuses, produits de soja fermentés, les haricots, les grains entiers, les légumes de mer, noix et graines... Ce sont les aliments sur lesquels se fonde la cuisine macrobiotique de base.
Selon le Japonais, Michio KUSHI, le concepteur du régime macrobiotique, il est recommandé que tout repas macrobiotique de base se compose selon la recette suivante :
     • 30 % de grains entiers ;
     • 40 % les légumes ;
     • 10 % des haricots et les légumineuses ;
     • 15 % des fruits ainsi que divers ;
     •  5 % de soupe miso.

Un adepte du régime macrobiotique (comprenant 10 niveaux), peut naviguer entre tous les différents niveaux sans être forcément considéré comme végétarien ou végétalien.

V) LE VÉGANISME ou VÉGÉTALISME INTÉGRAL ? :

Le mot véganisme est la francisation du mot anglais « veganism »), également appelé « végétalisme intégral » (expression utilisée au Québec et, parfois, en France). Il représente : un mode de vie qui consiste à ne consommer aucun produit d'origine animale. Au-delà de l'adoption d'une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut les produits alimentaires d'origine animale tels que : la viande, le poisson, les insectes, les produits laitiers, les oeufs et le miel), le véganisme exclut également la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux tels que : (cuir, fourrure, laine, soie, cire d'abeille, cosmétiques et médicaments testés sur des animaux ou contenant des substances animales).

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Soupe chilienne sans viande. Tomates, Champignons, Poivrons.
Soupe chilienne sans viande. Tomates, Champignons, Poivrons.

Ce mode de vie, extension du végétalisme qui est lui même une forme plus restrictive du végétarisme, peut être adopté pour les mêmes motivations, notamment éthiques, environnementales, sanitaires, et plus rarement religieuses. Le plus souvent, il a pour motivation principale des convictions éthiques relatives à la manière dont les humains traitent et devraient traiter les animaux. Ces convictions peuvent prendre la forme d'une idéologie proposant une redéfinition normative des relations entre humains et animaux, notamment, l'antispécisme ou (« nouvelle considération de l'animal »), formant une philosophie selon laquelle l'espèce d'un individu n'est pas un critère pertinent pour définir la considération morale à accorder à cet individu.

Une personne qui opte pour le véganisme est communément appelée « végane ». Au masculin, le mot « végan » est également utilisé ; il coexiste avec la forme « épicène ou mixte » « végane » (utilisée au masculin comme au féminin).

Panier vegan. Tacos mexicains vegans.
Panier végan. Tacos mexicains végan.

VI) CONCLUSION ? :

Produits Ultratransformés ou « sans viande » : ?
Ils sont devenus très populaires auprès des végétariens et des véganes et représentent même une de leurs principales sources de calories. Les végétariens et les véganes consomment 40 % de leurs calories totales sous forme de produits ultratransformés.
Ce ne sont cependant pas tous les végétariens et les véganes qui mangent beaucoup de végétaux : au cours des dernières années, l’industrie alimentaire a développé une très vaste gamme d’aliments ultratransformés qui ne contiennent pas de produits animaux et qui peuvent donc être consommés par les personnes qui ont exclu la viande de leur alimentation. Pourtant, même si ces produits sont véganes, ils ne sont pas pour autant favorables à la santé : comme tous les produits ultratransformés, ces versions véganes sont souvent fabriquées à partir d’ingrédients de piètre qualité et renferment des quantités parfois importantes de (sucre, gras, sel et plusieurs additifs alimentaires).
Une étude récente montre que ces produits sont malheureusement devenus très populaires auprès des végétariens et des véganes et représentent même une de leurs principales sources de calories(2). Les végétariens et les véganes consomment 40 % de leurs calories totales sous forme de produits ultratransformés.

Différentes études indiquent aussi que les jeunes adultes semblent être particulièrement attirés par ces produits ultratransformés. Cela est probablement lié au fait que chez plusieurs jeunes, la décision d’éliminer la viande de l’alimentation n’est pas tellement motivée par des questions de santé, mais surtout par les enjeux éthiques associés à l’élevage (la souffrance animale et l’impact sur l’environnement et les changements climatiques, en particulier). Dans ce cas, la principale préoccupation de ces personnes devient surtout de ne pas consommer de viande ou de produits animaux en général, sans porter trop d’attention à ce que l’on mange pour les remplacer.
L’industrie alimentaire a fort bien compris ce phénomène et s’est mise à la production d'aliments de faible valeur nutritive, pour occuper ce marché très lucratif.
Les études montrent pourtant que la consommation d’aliments ultratransformés, qu’ils soient véganes ou non, est néfaste pour la santé et ne permet pas de profiter des bienfaits associés à la consommation de végétaux nature.

Ces résultats indiquent que le simple fait d’éliminer la viande de son alimentation ne garantit pas une bonne santé, surtout lorsque les produits animaux sont remplacés par des produits ultratransformés par l'industrie alimentaire. En effet, ces produits sont dépourvus des nombreux nutriments essentiels dont : (vitamines, minéraux, fibres, composés phytochimiques) et sont donc tout à fait inutiles en matière de prévention des maladies chroniques. Qu’on soit omnivore, végétarien ou végétalien, la clé pour vivre longtemps et en bonne santé demeure de consommer chaque jour une abondance de végétaux non transformés par l'industrie alimentaire.

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